Violences domestiques en confinement : Quelques structures de soutien

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Les violences domestiques sont un véritable fléau, qui touche toutes les régions du monde. Genève est loin d’être épargnée par ce dernier. En effet, selon les statistiques, fin 2019, la moitié des violences enregistrées dans le canton étaient des violences de type domestique, et, bien qu’elles touchent l’ensemble de la population, la majorité des victimes étaient des femmes.

Avec le confinement lié à la crise du COVID-19, le taux de violences domestiques a explosé, et une crainte grandissante de la part des associations d’aide face aux violences a vu le jour. En effet, le confinement dans des appartements exigus, lié à la réduction de la liberté de mouvement, peut être un cocktail dangereux.

 

Définition de la violences domestique

La violence domestique se caractérise par un large panel d’infractions. Selon la Convention d’Istanbul, la violence domestique se définit comme « les actes de violence physique, sexuelle, psychologique ou économique qui surviennent au sein de la famille ou du foyer ou entre des anciens ou actuels conjoints ou partenaires, indépendamment du fait que l’auteur de l’infraction partage ou a partagé le même domicile que la victime ».

 

Des mesures contre les violences domestiques durant le COVID-19

Différentes actions de la part d’autorités et d’associations ont été mises en place dans le but d’informer les victimes de leurs droits, de dénoncer ces violences ou encore de leur prodiguer des solutions.

L’Ordre des avocats de Genève et l’Association des Juristes Progressistes ont créé à cet effet une fiche FAQ, afin de répondre simplement à des questions pour les victimes de violences et les témoins.

 

Des structures pour soutenir les victimes

Un nombre important de structures proposent également un soutien global, juridique ou des consultations psychologiques : le Centre LAVI, F-information, AVVEC, Dialogai Genève, Pharos ou encore l’UIMPV, pour n’en citer que quelques-unes. D’autres structures, comme Viol Secours ou le Centre de consultation pour les victimes d’abus sexuels se concentrent sur les atteintes sexuelles. Il existe également divers foyers d’accueil pour les victimes qui prennent la décision de quitter leur domicile, telles qu’Au cœur des Grottes ou Le Pertuis.

 

Comment appeler à l’aide sans parler

Pour ce qui est de la communication non verbale, lorsque la victime n’a pas la possibilité de s’exprimer oralement, d’autres outils ont été imaginés. Des chats ont été mis en place, permettant aux victimes de signaler une infraction ou simplement de se renseigner. Diverses campagnes ont également vu le jour, notamment à travers les réseaux sociaux.

A titre d’exemple, en 2015, le hashtag #lepointnoir déferle sur les réseaux. L’idée est de dessiner un point noir au milieu de la paume de la main, et pouvoir montrer cela à une personne de confiance. Ce signal est un appel à l’aide pour les personnes qui n’arrivent pas à s’exprimer verbalement. Il existe donc divers moyens pour demander de l’aide, sans pour autant devoir commencer par une déclaration orale. Soyez attentifs !

 

Les témoins ont un rôle essentiel

Finalement, un point essentiel est à prendre en compte : les témoins. En effet, un nombre important de dénonciations pour des cas de violence domestique est fait par ces derniers. Ils sont donc appelés à agir.

Si l’on est conscient de l’existence de ce type de violence, il est nécessaire d’agir, en fonction de la situation. S’il s’agit d’une situation urgente, il ne faut pas hésiter à appeler le 117. Si toutefois, on a le soupçon d’existence de violence domestique, il faut pouvoir informer la victime de l’existence de centres d’aides, tout en faisant preuve de compréhension et de bienveillance. Attention toutefois à ne jamais agir seul et à ne pas s’interposer personnellement.

Les violences domestiques sont actuellement, plus visibles et dénoncées qu’elles ne l’ont jamais été. Malgré cela, des millions de cas subsistent, et la problématique perdure. Ne serait-il pas temps d’agir pour changer les mœurs de nos sociétés en profondeur ?

 

Sources :

https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20162518/index.html

https://www.rts.ch/info/regions/geneve/10892885-pres-de-50-des-violences-recensees-a-geneve-sont-domestiques.html

https://www.ge.ch/dossier/prevenir-violences-domestiques/observatoire-violences-domestiques

 

Sites utiles :

https://www.lepointnoir.com/

https://www.violencequefaire.ch/

https://refuge-geneve.ch/

https://www.hug-ge.ch/consultation/violence

https://www.f-information.org/

 

Photo crédit : Juan Pablo Serrano Arenas from Pexels

 

Lectures complémentaires :

Une année sans violence envers les femmes. Envisageable ?

Qui sont les plus grandes victimes de violences en Suisse ?

365 jours d’activisme contre la violence à l’égard des femmes

Amelie Hollmuller Amelie Hollmuller

Chargée de projet junior en fundraising et communication, je porte un intérêt particulier à toutes les questions sociétales, humanitaires et environnementales, tant d’envergure locales qu’internationales.
Ayant de l’expérience dans le domaine non-lucratif au sein d’une ONG de promotion de droits humains, j’ai rédigé des demandes de fonds ainsi que des rapports de suivis pour une large gamme de bailleurs (communes, fondations, gouvernements).
Mon expérience en communication complète mon bagage, à travers diverses missions, telles que l’organisation d’évènements, la création et l’édition de matériaux de communication et la traduction de nombreux documents (en français, espagnol et anglais).
Je perçois d’ailleurs les compétences en communication comme indissociables de la recherche de fonds, permettant d’avoir une vision transversale des activités d’une même organisation et ainsi de diversifier les possibilités de financement d’un projet.

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