Cinélux : dommages collatéraux d’une crise sanitaire

Print Friendly, PDF & Email

cinelux

 

En dehors des festivals de films, qui ont été touchés de plein fouet par les fermetures en cascade induites par les mesures sanitaires pour lutter contre le Covid-19, je me suis vite aperçue que j’avais complètement oublié le dénominateur commun d’un festival de film. Les salles de cinéma ! Lieux principaux qui accueillent ces festivals, ils ont été impactés de la même façon que ceux-ci. Le Cinélux a bien voulu m’accueillir et répondre à quelques questions, mais plus que cela, cette rencontre s’est vite transformée en une source d’informations sur les coulisses d’une industrie qui me passionne et qui ont rendu la geek que je suis très heureuse.

 

Cinélux : Une équipe de choc !

Une des seules femmes s’occupant d’un cinéma à Genève, Giuditta Ricci est une passionnée du 7ème art et de rencontres. Au départ projectionniste au Cinélux, elle est devenue la directrice et surtout la fondatrice de ce qu’est le Cinélux aujourd’hui.

A la tête d’une équipe de choc, elle a réussi à faire de ce lieu plus qu’une simple salle de cinéma. Lieu très intimiste avec ces 100 places, c’est un endroit de partage où les personnes peuvent se retrouver pour aller voir un film, mais pas seulement.

Cinélux a aussi agrémenté sa programmation de projections-débat en présence d’invités ou de films en exclusivité et en première, ainsi que de films spécialement pour les enfants, ce qui lui a permis, depuis sa reprise en 2012, d’avoir plus que doublé le nombre de spectateurs.

 

Rencontre chaleureuse avec Mattia et Giuditta

Arrivée trop tôt à mon rendez-vous avec Giuditta Ricci, je passe le temps à regarder les films à l’affiche et les prochains événements à la devanture du Cinélux : Films, avant-première de Billie avec concert jazz, ainsi que le prochain festival local…

En quelques affiches, cela annonce déjà la manière dont cette salle de cinéma arrive à se diversifier des autres. Une minute après mon arrivée, une tête apparaît à la porte du café d’à côté. « Vous êtes bien Anna ? ». Et oui, c’est bien moi et bien trop en avance.

Il finit son café et m’invite à monter dans leurs bureaux. Plus qu’une interview, ces quelques heures passées avec eux m’en ont appris énormément sur le cinéma, sur les coulisses d’une association de passionnés et sur la manière dont ils attendent patiemment la fin de cette crise pour aller de l’avant.

 

Salles de cinéma sans public

Avec l’adaptation de leur cabine de projection en 2012, avec une technologie numérique et des travaux de rénovation en 2016, le Cinélux n’a pas attendu la crise pour se diversifier. Comme mentionné plus tôt avec des projections-débats, des premières et des festivals, ils ont toujours travaillé pour que le cinéma soit et reste un partage.

Vous pensez bien qu’avec cette crise du Covid-19 et les fermetures en continu, les choses se compliquent sérieusement pour les salles de cinéma en général, mais surtout pour les salles indépendantes telles que le Cinélux.

L’industrie entière du film a été à l’arrêt. Et cela a un impact direct sur ceux qui se situent à la fin de cette chaîne cinématographique. Sans tournage, pas de film. Pas de film, pas de projection dans les salles obscures. Même avec une réouverture, cela tourne donc au ralenti, car le choix des films est moins diversifié. En effet, cela ne fait pas si longtemps que les studios ont pu reprendre les tournages.

Par ailleurs, la survie d’une salle ne peut se faire qu’avec vous, le public. Certes, le Cinélux pense aussi à offrir en streaming certains de leurs débats et événements dans le futur, ce qui élargira encore plus leur offre au public. Mais avec une passion pour le cinéma et un partage aussi fort, ils m’ont dit d’une voix commune : « L’expérience en ligne qu’on peut avoir depuis notre canapé ne changera jamais l’expérience qu’on a dans une salle de cinéma ». Et vous l’aurez bien compris, je suis du même avis.

 

Sur ces derniers mots, « Vive la culture, l’esprit critique, vive le cinéma », et si vous vous voulez soutenir cette belle association, à vos masques et tickets d’entrée !

Lectures complémentaires :

Les festivals de films ont-ils un futur ?

FIFDH : Comment se réinventer après une fermeture inopinée ?

 

Credit photo :

Anna Pisano Anna Pisano

I am a self-taught “Jane of all trades” in communication, online and offline.

I have a « can do » spirit and it’s this attitude that helped me dive into Premiere Pro and edit promotional video clips and a 16min interview after watching a 20min tutorial on YouTube. I’ve also done pamphlets and banners using desktop publishing software, helped colleagues produce IG Live events, and worked on strategies, content creation, and setting up monthly publishing schedules.

All my past experiences have shown me that I love to support my co-workers in their job and work within a team. All in one I have been lucky to do what I love doing- working in communication’!

In fact, I think it’s fair to say that there’s nothing I love hearing more than, “Anna, can you help ?”

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.