Le Fonds mondial : une institution internationale pour la lutte contre des épidémies meurtrières

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Le Fonds mondial est une institution internationale dont le but premier est de mettre un terme aux épidémies de sida, de tuberculose et de paludisme. Il mobilise et investit plus de 4 milliards de dollars US dans divers pays afin de lutter efficacement contre ces maladies. En étroite collaboration avec plusieurs acteurs du domaine – les autorités publiques, la société civile, les institutions techniques, le secteur privé et les victimes de ces maladies – le Fonds mondial s’attaque aux obstacles et encourage l’innovation pour la prévention et l’éradication de ces épidémies.

Le fonctionnement de base de l’institution est simple. Le Fonds mondial récolte les promesses de dons des différents acteurs publics et privés et les transmet ensuite aux différents ministères de la santé et à des organismes humanitaires locaux afin qu’ils utilisent l’argent de la manière la plus efficiente sur le long terme. Le Fonds mondial peut être considéré comme un « intermédiaire financier ».  Il a bien compris que les acteurs locaux sont les personnes les plus à même de gérer et limiter les dégâts liés à ces épidémies.

Genèse du Fonds mondial

L’idée du Fonds mondial est issue des esprits des dirigeants mondiaux, selon l’idée qu’il était possible de prévenir et de traiter ces maladies avec les moyens appropriés et les experts présents sur le terrain. L’idée a été évoquée en 2000, lors du Sommet du G8 à Okinawa au Japon. Après deux ans de discussion dans les hautes institutions internationales, le Fonds mondial à vue le jour.

« La première fois que m’est venue l’idée du Fonds mondial, les gens disaient que je rêvais… Mais j’adore les rêves. Tout commence toujours par un rêve. »
Kofi Annan, ancien Secrétaire général des Nations Unies

Quelques chiffres

Selon les chiffres du Fonds mondial, fin 2018, les programmes de santé soutenus par le partenariat de l’institution ont sauvé 32 millions de vies et le nombre de décès annuels dus à ces trois épidémies a reculé de 40% depuis 2002 dans les pays où le Fonds mondial a investi.

 

Le Sida

Depuis quelques années, les chiffres sont rassurants. Le nombre de décès a diminué de moitié depuis 2005 et la couverture de personnes sous traitement antirétroviral a presque triplé ces huit dernières années. Il est néanmoins important de garder à l’esprit que le combat contre le VIH continue. Depuis 2018, le Fonds mondial recense 1.7 millions de nouvelles infections, notamment dues à des obstacles liés au genre et aux droits humains qui limitent le recours durable aux services de santé. Les facteurs sociaux et culturels occupent une place importante dans la lutte contre le VIH et ne sont pas à négliger.

La Tuberculose

Encore aujourd’hui, il s’agit de la maladie infectieuse la plus mortelle. En 2017, 1.6 millions de personnes en sont mortes. Durant la même année, plus de 10 millions de personnes ont développé cette maladie. Les dirigeants du monde entier ont fixé de nouveaux objectifs afin de limiter la propagation et d’encourager l’éradication de celle-ci. Il s’agit d’identifier, de prendre en charge 40 millions de cas de tuberculose évolutive et de fournir des traitements préventifs à 30 millions de personnes atteintes d’une infection latente.  La recherche reste un pilier central pour la lutte contre cette épidémie.

Le Paludisme

La lutte contre cette épidémie, quant à elle, reste une des réussites majeures du XXIème siècle, dans le domaine de la santé publique. Depuis les années 2000, le taux de mortalité dû à cette maladie a chuté de 60% à l’échelle mondiale. Chaque année, de plus en plus de pays se déclarent comme exempts de la maladie. Toutefois, depuis quelques années, le nombre de personnes affecté dans certains pays  est en hausse. Selon le Fonds mondial, encore aujourd’hui, un enfant décède toutes les deux minutes du paludisme.

 

 

 

 

Stratégie 2017-2022 du Fonds mondial

Pour arriver à bout de ces épidémies, il est important d’adopter une stratégie sur le long terme.

Sa stratégie s’inscrit dans une logique de plusieurs années. Celle-ci définit les priorités du partenariat entre les différents acteurs de l’institution pour améliorer l’avancée en matière de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme. Le Fonds mondial est, à l’heure actuelle, une institution importante dans le renforcement du système de santé publique. Il investit dans l’amélioration des chaînes d’achat.

 

 

 

 

 

 

Sida

La thérapie antirétrovirale contre le VIH, administrée au moment opportun, peut sauver des vies, freine la propagation et reste une solution efficiente. La stratégie de l’institution a permis de réduire les coûts du traitement antirétroviral, permettant ainsi à plusieurs États de faire bénéficier celui-ci à un plus grand nombre. Conscient que les tests et les traitements seuls ne pourront pas venir à bout de l’épidémie, le Fonds mondial s’engage à améliorer la portée et la qualité de services de prévention et de prise en charge.

Tuberculose

Pour lutter efficacement contre la tuberculose, il est central de mener des recherches plus approfondies. Par ailleurs, l’institution est la première source externe de financement contre les différentes formes de tuberculoses résistantes aux médicaments dans les pays en développement. Le Fonds mondial collabore avec des partenaires afin de développer de nouveaux médicaments et de nouvelles techniques de diagnostic.

 

Paludisme

L’institution a élargi l’accès aux moustiquaires imprégnées d’insecticide de longue durée, un des outils les plus rentables pour réduire l’incidence du paludisme. Dans les pays les plus pauvres, le Fonds mondial soutient des campagnes de chimio-prévention du paludisme saisonnier. Celle-ci collabore activement avec ses partenaires, afin d’améliorer les outils de prévention et de traitement.

 

« La mise en place de systèmes résistants et pérennes pour la santé, ouverts à tous, de même que la promotion et la protection des droits humains et de l’égalité de genre sont des éléments essentiels de notre stratégie pour venir à bout du VIH, de la tuberculose et du paludisme et pour atteindre l’Objectif de développement durable n° 3 : santé et bien-être pour tous. »

 

Ensemble il est possible de limiter l’impact néfaste des ces épidémies et même de les éradiquer afin de sauver le plus de vies possible. Les fondateurs du Fonds mondial l’avaient parfaitement compris et cette institution met tout en œuvre pour atteindre ce but.

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Milinda Wannakula |Project Coordinator Specialising in International Relations Milinda Wannakula |Project Coordinator Specialising in International Relations

Driven by my desire to learn and understand international issues, I oriented my studies towards International Affairs, an academic background which required an analytical mind and helped me sharpen my communication skills in English and in French.

I have always wanted to help others; so, I headed for humanitarian and international organizations. As a project coordinator for diverse NGOs, I learned how to plan, organize and implement projects. During my internship at the Geneva International Peace Research Institute, we launched an international conference with researchers from all over the world. I had to take care of the logistics of the event and to manage my team. I also did the accounting of the event and booked all their flights and hotels for the participants. I had to multitask to meet tight deadlines. My versatility and my resistance to pressure allows me to find solutions quickly.

Now, I want to evolve in a stimulating environment and continue putting my skills to work for others. Rigorous and methodical, I am committed to always performing the tasks assigned to me with the smile that characterizes me

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