La formation duale suisse, un modèle de réussite

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L’apprentissage illustre parfaitement la formation duale. Dès la fin de l’école obligatoire, les jeunes ont la possibilité de changer d’orientation à tout moment. Que ce soit au cours de leurs études ou de leur carrière professionnelle, ils ont deux possibilités de faire cette formation, soit en duale, soit à plein temps.

formation duale

Mais qu’est-ce la formation duale ?

Le cursus dual est une alternance continue entre les lieux de formations, c’est-à-dire 56% en entreprise formatrice, 36% en école professionnelle et 8% en cours interentreprises. C’est une alternance continue entre les lieux de formation avec 1 à 2 jours d’école professionnelle par semaine, selon les domaines.

Les élèves doivent effectuer un stage de 1 à 16 semaines avant de faire la formation à plein temps. Dans les deux cursus, la durée de formation est de 3 à 4 ans selon les métiers. Il peut s’ajouter une année complémentaire, si les étudiants choisissent la maturité professionnelle. C’est le cours préparatoire à cette maturité professionnelle qui ouvre la porte à une haute école spécialisée ou l’université.

A l’école professionnelle, les apprentis développent les connaissances théoriques nécessaires à l’exercice de leur profession, approfondissent leur culture générale et apprennent une 2ème langue nationale.

 

Depuis quand est-ce que cette formation existe-t-elle ?

En 1870, l’entreprise Schultz crée sa propre école professionnelle qui inspirera la formation duale. Puis, en 1890, la première décision de formation professionnelle est fixée dans la loi cantonale, votée à Neuchâtel. Celle-ci est confirmée dans la loi fédérale, en 1930. Enfin, en 1933, la 1ère loi fédérale sur la formation professionnelle entre en vigueur. Les écoles privées et professionnelles commencent à collaborer ensemble.

D’autres pays ont suivi avec succès la même voie : l’Allemagne, l’Autriche, le Lichtenstein et le Québec. D’autres sont en évolution dans cette même direction.

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Ce qui a motivé la Confédération dans ce cursus :

  • Relancer l’économie suisse à l’époque
  • Améliorer la formation sans déposséder le milieu des entreprises
  • Facilité l’accès au marché du travail
  • Fluidifier les parcours de formation
  • Promouvoir activement la formation
  • Contrer l’impact négatif de la conjoncture
  • La complémentarité des voies de formation

 

Un succès

La formation duale change notre manière de voir les choses et nous invite à passer d’une vision « formation ou travail » à une vision « formation et travail ».  Les apprentis acquièrent un savoir-faire sans cesse renouvelé et grâce à ce cursus dual, c’est également un franc succès économiquement. Et les milieux politiques encouragent régulièrement à exporter ce système, en particulier dans des pays dont l’économie est faible et le chômage des jeunes élevé.

 

Lectures complémentaires : 

Secrétaires et enseignants dans un institut de formation par

Focus sur le contraste entre peur, intégration et apprentissage par

Créateurs de cours en ligne : utiliser diverses intelligences d’apprentissage par

Sources :

https://oce.uqam.ca/la-formation-duale-en-suisse-vue-de-linterieur/

https://www.eine-welt.ch/fr/2019/edition-2/la-formation-duale-et-ses-limites

https://www.swissinfo.ch/fre/%C3%A9cole-et-travail_la-formation-duale-suisse–un-syst%C3%A8me-unique-au-monde/45475114

Photo credit : photography33 via depositphotos.com; gustavofrazao via depositphotos.com

Isabelle Addor Isabelle Addor

Passionnée de longue date par les relations humaines ainsi que par l’être et son fonctionnement, je suis également soucieuse de son bien-être. Il est naturel pour moi de pouvoir accompagner une personne dans son parcours de vie, le temps voulu, à se préserver sans s’abandonner sur la route caillouteuse de ses ambitions.
J’ai toujours motivé, accompagné, guidé, instruit et cru profondément au potentiel de l’être humain. Je le fais parce que c’est ce que j’aime faire par-dessus tout et avant tout, en restant dans le respect des limites et des besoins de chaque personne.

Je crois que chacun a un potentiel extraordinaire, qu’il est singulier avec une expérience unique et subjective. Je crois aussi que pour atteindre de grandes choses, on a tous besoin à un moment ou un autre, d’avoir une personne à son écoute, sur qui on peut compter. Qu’on le nomme un mentor, un thérapeute, un coach, un protecteur, un formateur ou un éducateur, l’essentiel est que cette personne nous aide à grandir et évoluer.

Après vingt-quatre ans d’expérience auprès de personnes en situation de handicap, en difficultés sociales, les aidant à relever le défi que représente le soutien de l’autodétermination en vue de l’autonomisation et de l’intégration socio-professionnelle; il est tout naturel pour moi aujourd’hui, d’œuvrer en tant que coach dans l’insertion, la réinsertion et réhabilitation professionnelle.

Le monde médiatique et plus particulièrement la rédaction, est une très belle opportunité pour moi, d’explorer les compétences dont j’étais consciente et mettre en avant les compétences transversales que j’ai la chance de mettre en œuvre actuellement.

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