Les matières premières, sous un angle différent – 25. Le dysprosium

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La Suisse est une plaque tournante du négoce des matières premières. Saviez-vous que cette activité représente 4 % du PIB suisse, et même 22 % des recettes fiscales pour le canton de Genève ? Nous continuons d’explorer ce vaste sujet sous un autre angle, et nous publions une série d’articles, en nous focalisant à chaque fois sur une matière première avec des anecdotes, des citations. Cette semaine, nous nous penchons sur le dysprosium.

Dysprosium

Découverte du dysprosium

C’est en 1886 que le dysprosium a été découvert par Paul Emile Lecoq de Boisbaudran, à partir d’un échantillon d’holmium.

Il faut attendre les années 1950, pour qu’il soit isolé, sous forme relativement pure.

Le terme dysprosium dérive du grec dysprositos ce qui signifie  « difficile à obtenir ».

 

Utilisation dans la transition énergétique

Dans une fiche technique, en novembre 2019, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’Energie (ADEME) rappelle que la consommation de terres rares « réside essentiellement dans l’utilisation d’aimants permanents pour l’éolien en mer.

L’une des utilisations les plus importantes du dysprosium est dans les aimants permanents.

Ceux-ci contiennent deux types de terres rares : du néodyme (à hauteur de 29% à 32% par kg) et du dysprosium (3% à 6% par kg).

 

Dans notre quotidien

Dans la vie de tous les jours, on trouve le dysprosium dans l’aéronautique. Il augmente la dureté du matériau et facilite sa transformation.

Dans les mini-disques, on utilise comme matériau d’enregistrement un alliage d’un métal ferromagnétique (fer, cobalt, nickel) avec des terres rares (terbiumgadolinium et dysprosium). Il est aussi utilisé comme agent de contraste en imagerie médicale par résonance magnétique nucléaire, tout comme son homologue l’holmium.

Les tabliers de protection contre les rayons X sont faits à base d’alliage de plomb et de dysprosium ou encore avec des céramiques avec de l’oxyde de dysprosium dans leur composition. Certaines lampes à halogénures de métaux utilisent également cet élément.

En raison de sa capacité à absorber des neutrons et à résister à l’irradiation et aux hautes températures, cette terre rare pourrait bientôt être utilisée dans les  barres de contrôle de réacteurs nucléaires.

On retrouve aussi celui-ci dans nos smartphones, ainsi que dans les voitures électriques.

 

Dans la même série, « Les matières premières, sous un angle différent » :

  1. Le chocolat
  2. Le tournesol
  3. Le café
  4. Le cuivre
  5. L’aluminium
  6. L’acier wootz
  7. L’étain
  8. L’hydrogène
  9. Le maïs
  10. Le riz
  11. Le coton
  12. Le blé romain
  13. Blé romain et politique alimentaire
  14. L’or
  15. Le sucre
  16. L’argent
  17. Le nickel
  18. Le gaz naturel
  19. Le cobalt
  20. Le lithium
  21. Le zinc
  22. Le vanadium
  23. Le néodyme
  24. Le praséodyme

 

Sources :

Définition | Dysprosium | Futura Sciences (futura-sciences.com)

Nos smartphones, des mines de métaux précieux (courrierinternational.com)

Terres rares et véhicules électriques : rétablissons les faits (aveq.ca)

Photo credit : fambros via depositphotos.com

Pascaline Stella Pascaline Stella

I worked as an information officer in the field of commodities in a bank. I have 20 years of experience.
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